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Mais tout cela n'occupe que la moitié de notre fresque, car l'aimable Dionysos a fait irruption en plein gynécée, en compagnie de sa maîtresse-épouse Ariane et de son cortège habituel de ménades, de silènes et de satyres aux oreilles pointues. C'est ainsi que, sur des vases grecs, des dieux daignent se mêler aux noces de simples mortels ; […] Dionysos, lui, a un excellent prétexte pour s'inviter à des noces : il est le dieu des fêtes et des plaisirs ; ses silènes et ses ménades jouent de la musique, chantent et dansent comme feront, le soir du mariage, durant le festin, des artistes humains (qui se dénommaient, du reste, "Artistes Dionysiaques").


 Paul Veyne

Les Mystères du Gynécée

éditions Gallimard 1998

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